Chikungunya, moustiques et Seychelles
Victoria, 28 Mars 2006 —
Ce communiqué émanant du Conseil National du Tourisme - et rédigé en collaboration avec le Ministère de la Santé - est une compilation mise à jour à la date d’aujourd’hui des QFP (questions fréquemment posées) sur les derniers développements touchant le Chikungunya aux Seychelles. En bref: Les derniers chiffres disponibles font état d'un recensement des cas inférieur à 200 pour le pays entier. Aucun cas signalé à La Digue. Ailleurs dans le pays, de nombreux dispensaires ne signalent plus aucun nouveau cas. L'éradication du virus est en passe d'être atteinte.
Les informations données dans les circulaires et les communiqués de presse précédents du CNT ont été actualisées et reprises sous forme de QFP, d’un usage facile, permettant à tous les voyageurs d’avoir un document de référence qui réponde aux demandes et aux préoccupations liées à la situation du Chikungunya dans l’océan Indien.
Quelles sont les dernières informations sur le Chikungunya aux Seychelles ?
• Pour la 7e semaine consécutive, le Ministère seychellois de la Santé et l’Organisation Mondiale de la Santé font état d’une baisse constante des cas de Chikungunya enregistrés dans le pays.
• Les derniers chiffres disponibles font état d'un recensement des cas inférieur à 200 pour le pays entier.
• Aucun cas signalé à La Digue.
• Ailleurs dans le pays, de nombreux dispensaires ne signalent plus aucun nouveau cas.
• L'éradication du virus est en passe d'être atteinte.
Un rapport du bureau de contact aux Seychelles de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMH), daté de la semaine passée, a confirmé les résultats ci-dessus en indiquant que la tendance à la baisse devrait se poursuivre. Suivant ce rapport « les mesures de contrôle se sont avérées performantes dans la réduction de la masse des infections. Ce succès tient à l’action du gouvernement, à une mobilisation et une coordination efficaces de l’ensemble des partenaires, ainsi qu’à la campagne de sensibilisation lancée à travers le pays »
Le 8 mars, le Directeur Général de l’OMS, le Dr Lee Jong-Wook, a déclaré publiquement que les médias ont exagéré la menace que représente le Chikungunya, et que l’OMS émettrait un communiqué rassurant les touristes envisageant de se rendre dans la région.
http://go.reuters.com/newsArticle.jhtml?type=worldNews&storyID=11467725&src=rss/worldNews
Qu’a t’on fait aux Seychelles devant la menace du Chikungunya ?
Les Seychelles se sont engagées dans une campagne nationale visant à s’attaquer au seul vecteur de transmission du Chikungunya : les moustiques. Cette campagne s’est appuyée sur :
- Une action de sensibilisation en profondeur dans les medias invitant l’ensemble de la population à supprimer autour des habitations et des lieux de travail toutes les poches d’eau facilitant la multiplication des moustiques.
- La mobilisation des groupes communautaires afin de nettoyer les lieux publics et les sites où se reproduisent les moustiques.
- L’utilisation d’insecticide dans certaines zones.
Comment la situation se présente-t-elle aujourd’hui aux Seychelles ?
La vie quotidienne seychelloise a été relativement peu perturbée par la présence du Chikungunya. La population dans son ensemble a adopté rapidement des précautions simples et de bon sens, ce qui a permis à tous les résidents de mener une vie normale et aux visiteurs de découvrir ce que les îles ont de mieux à offrir.
Comment une petite nation insulaire comme les Seychelles a t’elle pu faire face avec succès au Chikungunya ?
Les Seychelles ont eu la chance – avant même l’arrivée du Chikungunya - de disposer à la fois d’avantages naturels et géographiques, ainsi que d’un réseau performant d’infrastructures de santé.
L’expansion initiale du Chikungunya s’explique du fait de pluies anormalement fortes en décembre et au début du mois de janvier. Selon toutes probabilités, elles ont entraîné l’augmentation du nombre de moustiques dans le pays. La tendance a pu être inversée à la fin de ces pluies et grâce à l’action combinée d’un certain nombre de facteurs :
• Les Iles Seychelles sont relativement petites comparées aux autres pays de l’océan Indien et ont peu de zones marécageuses où les moustiques peuvent se reproduire.
• En raison de ce rayon d’intervention moins étendu et d’un système de santé décentralisé avec des cliniques réparties sur tout le territoire, il a été beaucoup plus facile pour les autorités de suivre, contrôler et gérer les ressources en fonction de la progression du virus.
• Indépendamment de leur petite taille, les Seychelles ont un système sanitaire et de santé qui est classé au premier rang des pays africains et même devant celui de certains pays européens. ( l’Index du Développement Humain du PNUD place les Seychelles au 35ème rang mondial en ce qui concerne les services sanitaires et de santé.
• Les Services Publics aux Seychelles ( eau courante à domicile, etc) sont très bien développés et la population est consciente des risques de propagation des moustiques liés à l’existence de poches d’eau stagnante.
Le Chikungunya : de quoi s’agit-il exactement ?
Le Chikungunya est une infection virale transmise par les moustiques et qui provoque de la fièvre, des douleurs dans les muscles et les articulations, des éruptions cutanées et parfois des nausées et des vomissements. Le cycle de la maladie se développe habituellement sur 4-7 jours, et des traitements anti-douleurs ainsi que du repos sont conseillés. L’infection se termine d’elle-même et le rétablissement est complet, en d’autres mots, ceux qui ont été victimes de cette infection ne restent pas porteurs du virus.
Le Chikungunya qui n’est pas endémique aux Seychelles provient sans doute d’un pays voisin de l’océan Indien. La présence du Chikungunya en Asie et en Afrique continentale est historiquement rapportée.
Est-il sans risque de venir aux Seychelles?
Avec où sans Chikungunya, les Seychelles demeurent pour les voyageurs l’une des destinations les plus sûres de la planète. Il n’y a pas de malaria, pas de cyclone et une criminalité faible.
Les personnels de santé aux Seychelles ont pour objectif d’éliminer totalement le Chikungunya. La tendance de ces trois dernières semaines montre qu’ils sont en bonne voie d’atteindre cet objectif.
Comme la plupart des hébergements aux Seychelles ont l’air climatisé, et comme les moustiques sont surtout actifs la nuit, le risque du Chikungunya est relativement bas pour les visiteurs. Jusqu’à ce que le virus soit complètement éradiqué il y a néanmoins un risque léger d’infection mais cela ne devrait pas dissuader les visiteurs de se rendre dans l’archipel.
Il est important de souligner que jusqu’à présent il n’y a aucun cas rapporté de touriste atteint du Chikungunya dans les hôpitaux et cliniques des Seychelles.
Les précautions habituelles s’appliquant à tous les voyages dans des pays tropicaux (notamment l’usage d’insecticides) doivent être appliquées.